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Quelques observateurs lors de la journée internationaloe du Soleil

Le 21 juin le jour le plus long...


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Quelques nouvelles de la nova du Sagittaire

Le 11 juin au tout petit matin...


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Elle amorce probablement sa descente finale...

Nova SGR 2015

L'étoile de Moustier-Ste-Marie

Le 6 juin c’était la fête des 20 ans de la remontée de l’étoile de Moustier-Ste-Marie.
Un beau programme faisait la place belle à l'astronomie.

Nous nous sommes régalés à montrer entre autres, Saturne, Jupiter, Vénus et l’astérisme du chapeau de Napoléon mais surtout à écouter les anecdotes des anciens à propos de cette fameuse étoile de Moustier.


Cliquez sur l'image pour deviner les dates des dernières péripéties

Une après-midi d'observation solaire

Nos amis de La Blaque avaient organisé une après-midi d'observation solaire. Nous étions une dizaine derrière les oculaires à en admirer les rayons qui nous donnaient toute leur chaleur. C'était franchement sympa comme réunion!
Entre les EQ de choc, les célestrons longs (les fameux Hats d'Airylab), les mégalunts, les Skywatcher bluesky et autres bino's solaires je me suis régalé à la planche à dessin !!! Seule la Lunt 150 était consacrée à la photo.
Voici un petit souvenir compilé d'après les vues Halpha à partir du Hat à Fred, de la 150/1200 en WL et de la bino de Jean-Luc en mode 3D...


Cliquez sur l'image pour voir le disque solaire.

Comme le soleil était devenu bien plus calme que les jours précédents il n'était pas particulièrement croquogénique aujourd'hui, mais on fait ce qu'on peut avec l'astre qu'on a! Sur la gauche on aperçoit la zone active autour de la fin de la tache AR2339, elle se couche à notre vue.
Je vous glisse aussi ici une petite vue d'ensemble de l'animation (la couleur de base est celle du bon café de Caroline)

Le 10 juin 2015, ce croquis a été primé par :  Astronomy Sketch Of the Day

Le chapeau de Napoléon

En début de nuit, l’étoile géante Arcturus flamboie haut dans le ciel, sa lumière orangée est incomparable. Tout près d’Arcturus, il y a un astérisme, un groupe d'étoiles peu connu. Ces étoiles ne sont pas à la même distance de la Terre c’est un alignement accidentel qui est là pour le seul plaisir des yeux.


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A faible grossissement, ce regroupement a la forme d’une fonction de gaussienne (si vous êtes un peu matheux) mais pour tous, c’est probablement le chapeau de Napoléon qui se rappelle à notre mémoire. En 1990 c'est le français Picot qui lui a donné son nom : Picot1.

9 mai, animation astro au château de Berne à Lorgues

Avis aux heureux propriétaires de lunettes d'éclipse
... si elles ne sont ni perdues ni abîmées, elles peuvent à nouveau servir.
Si vous avez de bons yeux, un archipel géant de taches solaires est tout juste visible, un peu au dessus du centre du disque. Vous pouvez en admirer la taille sans autre équipement que ces seules lunettes, soit à l’œil nu.


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Numéroté AR2339 ce groupe de taches en est à son second tour de manège, nous sommes en présence de l'ancien AR2322. Le globe bleu ébauché est celui de la Terre, c'est pour donner une idée de la taille du phénomène. Ce groupe restera visible encore quelques jours.

La comète Lovejoy est toujours resplendissante

Malgré son éloignement à la terre et au soleil une queue est encore visible, parcontre la brillance du pseudo-noyau est très estompée.


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Pour ce croquis j'ai utilisé mon nouveau matériel, un binoculaire de marque Vixen de 126mm. Le croquis a été réalisé entre deux estimations de la nova du Sagittaire qui est de nouveau bien brillante, mieux que 5.0 ce matin.

Suivi d'une éjection de masse coronale

En voyant le site SDO, j'ai vu que quelque chose se préparait sur notre étoile.

Dessin de la chromosphère solaire avec une impressionnante protubérance du type pilier droit.
A ce propos nous avons reçu le message suivant de Frédéric, astrophysicien solaire à l'ORB:
Il y a quelques belles protubérances "grand format" ces derniers temps.
Elles marquent le début de l'érosion du champ magnétique unipolaire présent à chaque pôle solaire (résidu du cycle solaire précédent) par les champs de polarité inverse produits par le cycle actuel. Ceux-ci émergent dans les régions actives à latitude moyenne et migrent lentement vers les plus hautes latitudes, formant alors des arcades magnétiques entre ces polarités opposées.

Soleil H-alpha

Ceci montre le déroulement extrêmement rapide de l'éjection du plasma en 90 minutes. La partie sombre, le filament qui est le point de départ de la protubérance ne se voit que sur la vue d'ensemble et la première vue de ma "bande dessinée"...

Le 12 mai 2015, ce croquis a été primé par :  Astronomy Sketch Of the Day

Une animation astronomique très scolaire

Trois jours et deux nuits dans notre région avec une belle fourchette d'élèves.


Le soleil en H alpha avec cette superbe protubérance en Hedgerow,
celle là même qui a donné lieu à notre 4ème alerte.

On avait disposé une Lunt 35 et une PST, il était facile d'en faire la comparaison, pour moi il n'y a pas photo, le contraste visuel de la Lunt face à la PST est nettement meilleur.

Soleil et CE2

Un autre intérêt de l'aquarelles par rapport à la photo est que certains parents interdisent la diffusion sur internet de photos de leurs minots.
Le but pour les enfants était de pouvoir observer calmement la configuration de notre étoile et de la retranscrire de mémoire dans leur cahier de classe verte, un retour était possible pour confirmation, les pauvres, ils ont eu bien du mal!

Une bien belle nuit

La nuit du 20 au 21 avril était superbe !
J’ai commencé l’observation par un coup d’œil au spectre de la lumière réfléchie par Vénus, du solaire toujours du solaire… puis ce croquis d’une corne de la jeune Lune. Il s’agit de la région de la mer d’Humbold, une libration de plus de 7° permettait cette vue rare.


Ensuite cap sur les comètes, je n’ai pas encore réussi à repérer C/2015 F5 Swan Xingming, par contre C/2014 Q2 Lovejoy est encore et toujours très belle, avec un grossissement de 10x et un petit réfracteur de 80/400 on voit une jolie chevelure. Magnitude je dirais +/- 7. La première fois qu’on l’avait aperçue, c’était le 20 décembre 2014, et ce 20 avril elle est toujours bien vaillante, il y a du record « en » l’air.

C/2014 Q2 Lovejoy

La nova, mais ça c’était vers 3h du matin en TU, remonte en éclat pour la 4° fois ! De nouveau visible à l’œil nu elle approche de la magnitude 5.

Un peu d'aquarello-spectrographie

Premières lumières avec un réseau. Artignosc, le 18 avril vers 4h du matin.
Premières aquarelles avec un Star Analyser 100 de chez Shelyak, il s’agit d’un réseau de diffraction ayant 100 traits par millimètre, il se visse comme un filtre à l’arrière de l’oculaire ce qui donne un bon résultat… en visuel.

La zone pointée ce matin là était justement particulièrement riche en cibles intéressantes pour ma nouvelle acquisition. C’est sur le blog de Laurent Splendeur du ciel Profond qui m’a mis sur la piste de la spectroscopie sans spectrographie.
J’ai compliqué la manipulation en passant par un coloriage à l’aquarelle, (èh évidement !)
Soyez indulgents, je ne suis pas encore habitué à la détection des différentes raies spectrales avec ce type de matériel, mais je trouve que le résultat est en tout cas déjà artistique.
Après quelques essais j’ai jetté mon dévolu sur un oculaire Delos de 10mm derrière mon réfracteur de 102mm ouvert à 10, c’est superbe. A gauche de chaque spectre j’ai représenté l’astre comme vu dans l’oculaire, à quelques distances du spectre, on appelle ça l’ordre zéro.

Première visée : La nova du Sagittaire

Spectre nova sagittaire 2015

Chouette une nova pour une première lumière. J’arrive à deviner 3 zones plus brillantes dans le bleu cobalt et le cyan, il doit s’agir de raies d’émission de la série de celles dues à l’hydrogène ionisé. Dans le rouge alizarine j’ai sans doute une zone plus claire qui correspondrait au H alpha. Une petite raie d’absorption est également présente dans cette région rouge du spectre, je ne sais pas encore à quoi elle pourrait correspondre ?

Seconde visée : Saturne

Spectre saturne

Rien de très émouvant dans le spectre si ce n’est cette vue en trois bandes bien sympathique. Le spectre de Saturne et de ses anneaux n’est bien évidement qu’un reflet du spectre solaire, ici ce sont les caractéristiques de notre soleil qu’on aperçoit.

Troisième spectre : Antarès

Spectre Antarès

Ce spectre à l’inverse de celui de la nova est un spectre présentant des raies d’absorption marquées. Antarès est une géante rouge en fin de vie. La zone rouge est sans surprise plus étendue.
Dans le bleu je ne sais trop s’il s’agit de raie due au fer ou au magnésium, ce n’est quand même qu’un petit réseau de très faible résolution.
Dans le jaune on retrouve la raie du sodium, comme pour le soleil les fameuses D1 et D2. La raie large dans le rouge devrait être celle correspondant sans doute à l’oxyde de titane. A ce moment de leur évolution ce type d’étoile a engendré un paquet d’éléments lourds comme le titane dont le numéro atomique est déjà de 22 et la masse atomique près de 12x plus lourde que celle de l’hélium.

Quand même, étant amoureux des couleurs, je suis déjà assez satisfait.

Le 18 mars. Une nouvelle étoile dans le Sagittaire !

Une nova vient d'exploser dans le Sagittaire, mon association AAVSO demande un suivi sérieux, il n'y a encore que peu de mesures de magnitude. Voilà qui me réjouit, en prolongeant mes matinées...
Voici une aquarelle réalisée un peu avant l'aube et après les mesures:

Nova SGR 2015
Image en haute résolution cliquez ici.

Le 18 à partir d'un joli site près de Notre Dame la Brune au dessus d'Artignosc, à 4h20 TU j'ai pu estimer sa magnitude à 5.4 ce qui est en total accord avec mes collègues de l'AAVSO.

Nova SGR 2015
Image en haute résolution cliquez ici.

Une chose qui parait très intéressante est cette rapide variation d'éclat, c'est un peu comme si l'étoile pulsait en explosant.
J'ai demandé une régression linéaire à l'AAVSO, on y voit bien, lors de la montée toutes les 20 à 22h, trois pics de luminosité. L'abscisse est ici donnée en jour julien et mes estimations sont en bleu (DMIB).

Nova SGR 2015

Le lendemain, 19 mars à 5h20 LT j'estime sa magnitude à 5.15 avec une précision de 0.2 magnitude, quelques heures après un collègue à New-York l'estime à 4.7 avec une précision de 0.3 magnitude.
Le 23 tôt matin je réalise deux estimations précises (un dixième de magnitude) à 5.4 et 5.5, nous avons dépassé le maximum. La période du maximum m'a été cachée par les nuages. Cela a été le cas durant les 3 jours ou la nova était visible à l'oeil nu.
Le 23 une couleur rouge-orange était discernable aux jumelles 10x50.
Ce qui me parait inhabituel, c'est que la pente de la tangente est plus faible lors de la montée que lors de la descente.
Le 26 mars, surprise, elle redevient visible à l'oeil nu (en vision périphérique) il faut dire que le SQM indique 21.09! Donc et contre toute attente cette nova subit un autre cataclysme. Le 3 avril elle a atteint 4.6. Pour chuter majestueusement le matin du 7 avril.
Le 12 avril elle est à nouveau à la hausse, mag 4.9, enfin une estimation valable, la Lune s'écartant quelque peut. Elle était vraiment très présente lors des 3 matinées précédentes. La courbe ressemble étrangement à ces paysages alpins que l'on peut admirer de chez nous à Artignosc. Je constate que maintenant la couleur de la nova est plus dorée qu'orangée.

Pour ceux que ça intéresse vous pouvez charger la carte des étoiles de références - ici

Des infos en anglais et nos observations sont visibles sur le site de skyandtelescope

Le 27 mars. Le soleil n'a pas terminé avec ses surprises

Une bien belle éruption, je n'en avais pas vu de telle depuis celle du 22 avril 2012.
Mais qu'elle était rapide, entre la prise de croquis du dessous à gauche de l'arche et la fin vers la droite il aurait fallu tout recommencer. C'était dantesque !

Eruption solaire mars 2015
Aquarelle en haute résolution cliquez ici.

C’est un type de protubérance appelé « Hedgerow » «le mur de haie», celle-ci est géante, c’est assez rare. Du plasma incandescent chaud est tenu en suspension par des champs magnétiques qui restent stables durant quelques heures. On y voit des choses étonnantes telles que des éruptions en formes de plumes qui flottent et montent à partir de la base de l'éruption; des fins flux de plasma qui tombent en cascade vers la surface et des tourbillons de feu qui ressemblent à des longs ressorts de fauteuil.

Le 20 mars. Un croissant d'étoile dans le haut-Var

Une bien belle éclipse était visible du midi.
Vous trouverez toutes les explications à propos des croquis, calculs et aquarelles réalisés lors de cet événement. Undocument à propos de nos aventures se trouve dans le lien suivant :

Eclipse mars 2015
DOCUMENT PDF cliquez ici.

Le 11 mars. Comment va Lovejoy ?

La comète diminue d'intensité mais est encore très belle, cette-fois c'est avec mes jumelles 10x50 que j'ai réalisé ce croquis. Mon royaume pour de meilleures jumelles...

Uranus Venus Mars
Image en haute résolution cliquez ici.

Les 4 et 11 mars. Conjonction Vénus - Uranus puis Mars Uranus

Ca bouge dans notre système planétaire !
Ces deux soirée vers 19h TU il y avait deux rapprochements intéressants à une semaine d'intervale, 5.2 minutes d'arc seulement séparaient Vénus et Uranus puis 16.25 minutes séparaient Mars d'Uranus, les magnitudes sont biensûr très différentes, -3,7 pour Vénus et 6,0 pour Uranus qui soit dit en passant était 10000 fois moins lumineuse que Vénus !
C'est la subtile différence de couleur des trois planètes qui était belle à observer.

Uranus Venus Mars
L'image en haute résolution est accessible en cliquant ici.

C'est toujours compliqué sans GOTO d'attraper Uranus dans le champ étoilé, pour une fois ce sont les autres planètes qui m'ont aidées.
La petite étoile HIP 4325 mag=9.5 se trouve entre Uranus et Mars, donc les satellites d'Uranus d'une magnitude approximative de 13, ne pouvaient être visibles avec ce matériel.
C'était encore un bien joli spectacle!

Le 21 mars 2015, ce croquis a été primé par :  Astronomy Sketch Of the Day

Le 6 mars. Arche solaire

Une deuxième image surprenante du soleil en 2015 !
Un de mes amis qui montrait le soleil en Halpha via une coronado 60 à un prospect m'a appelé pour me signaler une jolie formation sur notre étoile:

Soleil 2015
L'image en haute résolution est accessible en cliquant ici.

Eu un petit coup de zoom sur l'arche :

Soleil 2015
L'image en haute résolution - cliquez ici.

La tache solaire AR2297 qui a donné cette belle protubérance a explosé au moins une fois par jour pendant les trois derniers jours, et il n'y a aucune raison que cela s’arrête. Restez bien à l'écoute de l'activité de notre étoile….
Le 7 mars à 22h22 TU la tache a provoqué une éruption de classe M9.2.
Dans les couches supérieures de l'atmosphère terrestre, du côté jour de la planète un jet de particules ionisées est apparu. Cela a provoqué une panne de radio HF modérée sur l'océan Pacifique. Ceux à l’écoute à des fréquences inférieures à 10 MHz ont probablement remarqué des signaux perturbés et / ou atténués dans la zone rouge de cette carte NOAA : CLIQUEZ ICI.

Mais il y a autre chose, les coronographes de SOHO montrent une éjection de masse coronale sortant de la tache. Le nuage de plasma manquera probablement la Terre, mais c’est sans certitude.

Et puis il y a encore et surtout autre chose. Ceci intéressera nos amis radio-amateurs. Ceci peut sembler étrange, mais les éruptions solaires peuvent être à la fois bonnes et mauvaises pour les communications radio. Tout dépend de la fréquence. En dessous de 10 MHz, les signaux ont comme je l’ai déjà dit, étés fortement atténués. À des fréquences plus élevées (longueurs d’ondes plus courtes), la réflectivité de l’ionosphère augmente, ce qui permet l'amélioration des communications à ces longueurs d’ondes là. Un opérateur radio Bob MacKenzie d'Ottawa, au Canada, nous donne son anecdote: «Quelques minutes seulement après l'éruption M9 le 7 Mars, j’ai pu travailler avec trois stations de radio-amateurs au Japon en utilisant seulement 5 watts de puissance en BLU (à bande latérale unique) et une antenne avec un seul élément vertical dans mon jardin. C’est un événement rare de pouvoir travailler avec le Japon si facilement avec aussi peu d’énergie que celle d’un téléphone portable. Un concours annuel de radio-amateurs ARRL international DX était en cours à ce moment là, il y avait donc beaucoup de stations DX sur les ondes, ce qui a démontré cette propagation inhabituelle ».

Le 19 février. Un double rendez-vous

Une fois de plus je ai eu l'occasion d'utiliser le gros télescope d'Olivier Planchon, un 24 pouces à f/d 3.3.
La comète C2014-Q2 Lovejoy commence à prendre le chemin du retour. Dans le même champ de vision, nous pouvions voir M76, une toute petite nébuleuse planétaire. Sa numérotation NGC est doublée (NGC 650 et NGC 651) parce que quand les astronomes l'ont découverte ils soupconaient une double nébuleuse. La distance de M76 est encore inconnue.
Au cours de notre séance d'une heure, nous avons pu observer le déplacement du proto-noyau face à une belle étoile rouge, SAO 22504, de magnitude 8,7 et de la famille K5. La séparation était ici d'une petite minute d'arc seulement.

Lovejoy
L'image en haute résolution est accessible en cliquant ici.

Pour créer cette petite animation gif j'ai fait sept croquis qui indiquaient les positions relatives.
La lumière de cette étoile a mis 1400 années, en passant à travers la coma, pour atteindre notre planète tandis que la lumière n'a pris que 10 minutes pour nous parvenir de Lovejoy.

Lovejoy

C'était un beau double rendez-vous!

Le 23 février 2015, ce croquis a été primé par :  Astronomy Sketch Of the Day

La nébuleuse variable de Hubble

La nébuleuse variable de Hubble est un exemple de nébuleuse par réflexion. Egalement dite cométaire NGC2261 est associée à une proto-étoile brillante R Monocerotis. L'étoile qui occupe le sommet nous fait penser à un noyau cométaire.
R MON est une étoile géante jeune, binaire et chaude entourée d’un nuage de gaz et de poussière moléculaire. Ce nuage de gaz est commun aux étoiles massives qui entrent dans la séquence principale. Au-delà de cette zone où orbite gaz et poussières que nous observons, subsiste un grand vide qui forme cette paraboloïde que nous observons.

NGC2261
Cliquez ici pour la haute définition

La variabilité de la nébuleuse est due à des ombres projetées créés par les irrégularités des nuages internes et de la densité des gaz en orbite et qui occultent la lumière stellaire.
La variabilité peut être de quelques semaines seulement. Il est fascinant de voir la forme et la luminosité de NGC 2261 varier au fil du temps : taille et luminosité peuvent varier de deux ordres de grandeur. La distance de cette nébuleuse est de 2500 années lumières et sa magnitude apparente de 9.

Un très long pont de feu suspendu

Filament solaire, dessin du 9 février.

La plupart des éruptions solaires viennent des taches mais dans certain cas elle peut provenir de filaments.
Actuellement un filament magnétique énorme est suspendu au-dessus de la surface du soleil. La structure est essentiellement, une vrille de plasma que des forces magnétiques maintiennent suspendue au-dessus de la photosphère. Le 7 février ce filament avait déjà de plus de 400.000 km de long, soit la distance Terre-Lune, le 11 février le million de km est atteint, cette fois c'est plus que le diamètre de l'orbite lunaire.

Lorsque le filament deviendra instable il éclatera en éjectant d’une partie du plasma dans l'espace interplanétaire et le restant chutant en pluie de feu sur la surface solaire provoquant des éclairs appelés « Hyder flares ».

Filament solaire
L'image en haute résolution est accessible en cliquant sur ce triptique.

L'ampleur du phénomène est bien visible dans ce croquis réalisé à l'oculaire d’une Lunt 35T dans la première raie de l’hydrogène. L'original est en noir et blanc.
Les astronomes munis de télescopes avec filtre H alpha sont encouragés à surveiller la structure tant qu'elle est tournée vers la Terre. Une explosion très graphique pourrait survenir.

Voir mon article dans le bi-mensuel Astrosurf de mai-juin 2015 : Astrosurf Magazine 74

Queue et pseudo noyau ou le stress du dessinateur

Stress 1 : le pseudo noyau de la comète C/2014 Q2 (Lovejoy)

Une vue de la partie centrale de la coma de Lovejoy n’est pas facile à réaliser. Le doute se faufile lorsqu'on a pas de repère. Nous sommes pourtant déjà trois dessinateurs à avoir tenté d’y trouver des détails.

C2014-Q2 Lovejoy

Ici mon croquis original en positif et négatif

Est-ce réel ou est-ce un problème de perception ou même de collimation ? Nous pouvons deviner de l’activité autour du pseudo noyau. Bizarrement et depuis le début de mes observations de cette comète, elle n’est pas mieux vue avec de gros diamètre, ici seul le grossissement semble intéressant et apporte de l'information, il est vrai que cette comète est particulièrement brillante.
Mes collègues me rassurent, nous avons bien vu le même type de jets.

Stress 2 : la queue de la comète C/2014 Q2 (Lovejoy)

La nuit du 31 janvier au 1er février était bien froide.... pour ici,... La comète a changé d'allure, son panache est nettement plus étalé que lors de nos précédentes vues. N'ayant aucun apriori, je dessine ce que je vois sans tenir compte des photos, dessins et observations récentes. Mais encore une fois je doute, elle n'a pas du tout la même apparence qu'hier. Voici mon croquis :

C2014-Q2 Lovejoy

Cette queue plus large m'étonne et après mon observation et l'élaboration du croquis, je vais voir ce que mes collègues ont vu... nous sommes en temps réel là, sur des sites américains nous sommes nombreux à déposer nos observation, et on arrive à comparer. Pour ça, vive internet !
Une courte animation m'interpelle plus particulièrement. Elle a été réalisée par Van Yi à Meizhou dans la Province de Guangdong en Chine et expliquerait tout,...

CLIQUEZ ICI attendez que l'animation se charge compètement....

Cette remarquable prise de vue a été faite sur une durée de 2h30 approximativement. Donc, la queue tourne entraînée par son mouvement initial, le noyau de cette comète n'est manifestement pas sphérique, il ressemble plus à une sorte de planche de surf qui en tournant sur elle même présente des surfaces très différentes face à l'action de sublimation du vent solaire. C'est en tout cas comme ça que je comprend cet effet étonnant.
Et cela montrerait que la queue se présente, tantôt plus longiforme et tantôt plus en forme de large panache comme à l'instant de mon observation.
Étonnant non ?

Autre particularité de cette observation, derrière la lueur ténue du vert verdon de la coma de Lovejoy apparaît une petite étoile résolument orangée, je la note K sans hésiter. En reprenant le fameux planétarium virtuel Coelix cette étoile dénomée SAO55443 est de magnitude 8.4 et est bien de classe K2, je n'ai donc rien inventé. Chic, ça ça me rassure également.

Lovejoy à la Blaque

Suite de nos aventures cométaires.

Ce 23 janvier, nous étions 14 au rendez-vous donné par Caroline et Jean-Luc aux observatoires de La Blaque. Jean-Luc dispose d’un lieu déjà mythique dans le Haut-Var : outre l’organisation de la fête de l’astronomie organisée tous les ans, fin août (notez déjà les 22 et 23 août 2015), il a installé des abris sur rails qui protègent de bien bons instruments.
Il y avait de tout sur le plateau d’observation, des Dobson 400 et 450, et beaucoup de télescopes et lunettes dédiés à l’astrophotographie. Un Ritchey-Chrétien de 500 semble être le patriarche de cette parade.
Mais revenons à Lovejoy. J’avais demandé à Jean-Luc de me réserver sa « céleste bino » avec laquelle j’avais déjà pu observer et croquer trois belles comètes en une seule nuit. Il s’agit d’un double réfracteur de marque Borg, deux lunettes apo (ED89 à f6.7) installées cette nuit en parallèle avec deux oculaires Télévue de 25mm. Même si je ne suis pas un inconditionnel des bino’s j’avoue que le confort de vue aide lors des longues séances de dessin.

C2014-Q2 Lovejoy

Encore un bon moment d’observation et de convivialité sur le site de La Blaque !

Une comète à courte période est bien visible

15P/Finlay.

Les 18 et 22 janvier, j'ai pointé mes optiques sur cette comète habituellement de peu d'intérêt car très faible. Elle passe discrètement à proximité de l'orbite de la Terre tous les 6 ans et demi. Cette fois son apparition (périhélie le 27 décembre) s'est passée relativement loin de la terre. Personne ne s'attendait à voir cette comète mieux que la 10ème grandeur. Mais elle s'est brusquement réveillée d'abord à la mi-décembre, atteignant un peu mieux que la magnitude 9 avant de tomber à 11 fin du mois. Les 17 et 18 janvier nous avons étés stupéfaits de voir cette comète se déchaîner une seconde fois, elle est aparue encore plus brillante soit avec une magnitude d'environ 7,0 pour quelques jours, le 22 je lui donnait une magnitude d'à peine 9.0. (ici le croquis brut du 22)

15P Finlay

Il y a très peu d'observation de cette comète, deux dessinateurs et deux ou trois astro-photographes.
Ce genre d'observation dans l'urgence est désormais possible grâce aux échanges via internet, il fallait être tout à fait prêt à observer cette fois-ci. Il est également important d'avoir accès à un ciel bien noir, sans ça la vue de ce type de comète est de peu d'intérêt.
Ce qui m'a surpris c'est que normalement on voit beaucoup moins de queue que sur les photos, ici on en voit autant.

Lovejoy pour Charlie

Durant l’affaire « Charlie Hebdo » il fallait garder le crayon à la main, pour prouver d’une part que la vie continue, qu’elle est belle et d’autre part que les ignares ne peuvent pas gagner face à l’intelligence, jamais. Aujourd’hui la pauvreté d’esprit associée à la violence n’ont plus droit au chapitre dans les pays civilisés.


Notre expédition Lovejoy.

Une fourchette de bons amis astronomes me propose de venir profiter du ciel bien noir de la région. Rendez-vous est pris pour le 8 janvier en début de soirée. Le 7 janvier 2015 j’ai trouvé un terrain propice à l’observation de cette jolie comète pour un méridien sans trop d’arbres. Près du petit village de Saint Laurent, une plateforme surplombe le versant nord du lac d’Artignosc sur le Verdon, je ferai quelques croquis et photos d’ambiance qui me serviront pour l’aquarelle du lendemain.

Lovejoy

La photo du ciel prise le 7 (Pentax K50 f 3,5 - 3sec 25600ISO 18mm ) montre la comète sous forme d’une grosse étoile verte de magnitude équivalente à Pi ORI soit +/- 4. Mais je ne suis pas là pour faire de la photo, elle me permettra simplement de poser les étoiles sur le fond du ciel lors de ma prochaine aquarelle. Une photo de mon Dobson pointant vers la comète sera également utile.

Le soir du 8 tout le monde est sur place, mes amis Vincent, Antoine, Yvan et Jean-Bernard, ont fait le déplacement de Brignoles, de La Garde, de Forcalqueiret et de Salon. Il fait froid, le vent et les nouvelles en provenance de Paris nous font frissonner.

La comète est bien visible à l’oeil nu, même en vision directe. Lors de la nuit précédente, un départ de queue était à peine perceptible dans mon Dobson 12 pouces à f 5. Aujourd’hui, nous sommes trois à avoir perçu une double queue, une première partie très courte est accrochée à la chevelure alors qu’une autre, une sorte de filament se répand plus loin.
Il était extrêmement difficile d’apercevoir cette queue ténue face à cette énorme boule de lumière qu’est la coma de la comète Lovejoy.
Grâce à un jeu de filtres de 2 pouces apporté par Vincent, (CLS, OIII, UHC) nous sommes arrivés à voir autre chose que la coma. C’est particulièrement grâce au filtre CLS que nous avons pu deviner un semblant de filament à peine plus clair que le fond du ciel. Il fallait faire sortir la coma éblouissante du champ de l’oculaire pour pouvoir discerner le faible gradient de contraste entre le noir du ciel et les fines volutes de la queue.

Lovejoy

Nous sommes ici à la frontière des possibilités de l’œil. Le Dobson utilisé est toujours ce 12 pouces à f/d 5 et des oculaires 2 pouces de 24mm Meade à 38mm Omégon en UWA.
Outre le Dobson de 300mm, nous avions déployé des lunettes de 80mm et de 150mm ainsi que des paires de jumelles de qualité : Echo et Swarovski.

Lovejoy

L’aquarelle représente le groupe rassemblé pour cette expédition Lovejoy après deux heures de dense observation. L’aquarelle reprend les vues du ciel de la veille, celle du Dobson et les portraits pris –au flash- par l’appareil de Vincent.

Observer, c’est aussi se réunir pour une même vibration, un même engouement, et cette nuit là c’était … on était… il y avait … quelque chose de fort dans l’air !

Le 18 janvier 2015, cette aquarelle a été choisie sur :  Astronomy Sketch Of the Day

Voir un long article dans le bi-mensuel Astrosurf de mars-avril 2015 : Astrosurf Magazine 73

Conjonction Vénus-Mercure

Ce 10 janvier les deux planètes intérieures du système solaire sont au plus près.
A droite de mon aquarelle une jolie Quadrantide a fait des étincelles.

Conjonction Mercure Venus

Conjonction Mercure Venus

Les deux planètes tiennent facilement dans le champ de ma lunette

Le 13 avril 2015, cette aquarelle a été primée sur :  Astronomy Sketch Of the Day

Les Quadrantides

En ce tout début 2015, l’essaim des Quadrantides était bien visible juste avant l’aube. C’était le 4 janvier. Le nom de « Quadrantides » provient du nom d’une constellation aujourd’hui disparue, celle du Quadrant, en souvenir d’un ancien instrument de mesure astronomique. Le radiant se trouve dans le Bouvier, entre Grande Ourse, Couronne Boréale, Hercule et Dragon.

Glissez la souris sur l'image de droite pour voir les légendes et cliquez sur l'animation de gauche pour zoomer.

 

Sur l'animation on voit le jour qui se lève.
Les quelques minutes qui séparaient le coucher de la Lune et le levé de l’aube, m’ont permis de repérer 6 ou 7 quadrantides. L’une, proche de Spica est sujette à caution, c’est peut-être une sporadique.
C’est le troisième essaim régulier le plus actif de l’année. Il est également le dernier de la série des essaims connus avant l’été.
Les météores observés étaient relativement lumineux. Le taux horaire zénithal observé voisine les 50 météores. La période d’observation étant faible, à peine une demi heure, la mesure est peu précise.

Vénus, Mercure et devant la Terre et la colline du Grand Blé

Bonne année 2015!

Conjonction Mercure Venus

J'ai bien aimé le tout premier soir de l'année cette vue pure des deux planètes intérieures se couchant derrière la montagne fétiche de la région Varages-Artignosc : Le Grand Blé. Je n'y vois pas d'épi, pour moi cette colline ressemble plus à ces baleines que nous avions si souvent croisées durant notre voyage.
Je fixe par la peinture la pureté de ce ciel sans frimas nuageux ni pollution, pas un nuage, pas une lampe. Juste trois planètes.

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La colombe et la comète

Le passage au méridien au raz de l’horizon d’une constellation m’a toujours fasciné. Pouvoir y observer des astres du Sud à partir de l’hémisphère Nord me parait quelque peu irréel.
Pourtant c’est relativement facile, il suffit d’avoir un horizon bien dégagé sans trop de pollution, atmosphérique ou lumineuse. De ma terrasse orientée du Sud-Est à l’Ouest, les ingrédients sont réunis.
Artignosc est un tout petit village perché du Verdon, son éclairage est suffisamment discret et l’air y est encore bien pur, il n’y a aucun halo autour des luminaires. Ici les étoiles touchent l’horizon. Chaque nuit, depuis la mi-décembre autour de minuit, je guette la constellation de la Colombe. Attirante, c’est elle qui semble nous observer.

Habitant depuis peu un colombier, je me devais d’immortaliser « Sa » constellation.
Dans les atlas, l’image de la colombe ne vole pas toujours dans la même direction, c’est un véritable pigeon voyageur cosmique. J’en ai profité pour orienter selon ma fantaisie l’image de l’oiseau, de toute façon il faut de l’imagination pour discerner un quelconque volatil grâce aux frêles étoiles repères. Seules Alpha COL, Phakt (m=2,65) et Beta COL, Wazn (m=3,10) ont un nom. Pourtant une petite étoile Mu COL (m=5,18) se distingue, il s’agit d’une des trois étoiles dites « évadées », elle se déplace extrêmement vite dans notre Galaxie, (+/- 100 km/s). Les deux autres sont AE AUR et 53 ARI, toutes proviennent de M42 d’où il y a 3 millions d’années une explosion dantesque les a propulsées dans l’espace. Nous retrouvons ici encore cette notion de voyageur…

Cette constellation contient une autre curiosité: un nuage obscur interstellaire, qui voyage aussi. Selon une théorie encore sujette à caution, ce nuage aurait à l’époque de notre ère glaciaire, traversé le système solaire.

En ce début d’hiver 2014-2015 un autre type de voyageur est apparu dans notre constellation, une voyageuse.
Le 25 décembre à minuit, la comète C/2014 Q2 (Lovejoy) est déjà visible à l’œil nu en vision indirecte. Avec une paire de jumelles il n’y a aucun doute et avec mon matériel plus « astronomique », le spectacle est magnifique.
Dans l’aquarelle du paysage, j’ai esquissé la comète au bout de la branche d’olivier tenu par son bec par notre colombe.

Faites glisser la souris sur l'image pour en voir la légende et cliquez dessus pour zoomer.

Avec le matériel dont je dispose et quelque soit le grossissement ou l’ouverture utilisé : 50mm, 100mm ou 300mm le 25 décembre la comète a invariablement la même allure. Ce ne sera que lors de la nuit du 28 au 29 décembre qu’une fine queue sera détectée.

Les croquis sont orientés N au dessus et Est à gauche avec un champ de vision de 1°, ces trois croquis sont réalisés avec le même équipement, une lunette Bresser de 102mm ouvert à f/d 9, avec un oculaire 2 pouces Omégon de 38mm. De gauche à droite, au fur et à mesure de la montée de la comète sur l’horizon on voit le ciel s’obscurcir et la coma grandir. Sur l’image du 20 décembre on aperçoit une étoile légèrement colorée, c’est aussi une double optique, la principale est de classe K. Sur l’image du 28 on aperçoit l’amas globulaire M79 qui semble vraiment petit face à la somptueuse chevelure de Lovejoy.

Le 29 décembre entre 0h30 et 0h55 j’ai enfin pu voir de la couleur et esquisser sa queue qui est si belle dans les photos de mes collègues astro-photographes. Ici le matériel utilisé est un Dobson de 305mm à f/d 5 avec des oculaires 2 pouces de 38mm et 26mm.

Voir Astronomie Magazine de février 2015  Astronomie Magazine 175

Une galaxie test

NGC 891 est une petite galaxie dans la constellation d'Andromède, sa spirale est vue de profil et une bande de poussière peut être détectée.

Je voulais dessiner cette galaxie sans à priori pour pouvoir vérifier l'exactitude de mes relevés. Ceci est très utile lorsque je suis confronté à l'observation en temps réel et non vérifiable d'une comète.
Le télescope de l'OAB est ici aquarellé lorsqu'il était pointé sur la supernova de la Vierge. Voir la page de 2014

Observatoires et observateurs

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